40 nouveaux points de vente Skoda d’ici à fin 2013
07 février 2012
Avec en ligne de mire une part de marché de 2%, Skoda développe sa capillarité pour atteindre 180 points de vente d’ici à fin 2013. En parallèle, la marque va déployer sa nouvelle identité, comme l’explique Philippe Dieu, responsable du développement réseau Skoda.
Autoactu.com : En avril 2011, le groupe Amag, importateur des marques du groupe Volkswagen en Suisse, a inauguré le premier showroom Skoda au nouveau design. Où en est la mise en place de cette nouvelle image en France ?
Philippe Dieu : Le projet a été présenté au réseau mondial l’année dernière. Les remarques des distributeurs ont été prises en compte et certains points ont ainsi été revus, comme l’ergonomie du poste vendeur. Nous sommes en phase de finalisation définitive des standards et nous proposerons en juin, dans le cadre du nouveau règlement, un avenant au contrat qui détaillera ses nouveaux standards à respecter.
Autoactu.com : A quelle échéance, ces nouveaux standards devront être mis en place ?
Philippe Dieu : Nous nous donnons deux ans pour le déploiement. Nous avons déjà 30 partenaires qui sont prêts à déployer les standards, dont certains profitent du déménagement de leur concession pour le faire.
Autoactu.com : C’est un projet qui prévoit, comme chez Audi, un agrandissement des showrooms ?
Philippe Dieu : Ce développement de la taille est déjà pris en compte depuis plus d’un an. Ainsi, les showrooms sont déjà à 210 m2 en moyenne. Or, les standards prévoient 140 m2 pour les villes moyennes et jusqu’à 340 m2 dans les grandes villes, avec des dérogations sur des métropoles comme Paris ou Lyon, compte-tenu des contraintes urbaines.
Avec un contrat moyen à 140 VN, nous n’allons pas demander des investissements trop lourds à notre réseau.
Autoactu.com : Comment évolue votre capillarité et quels sont vos objectifs en la matière ?
Philippe Dieu : Aujourd’hui, nous comptons 140 concessionnaires. 20% sont exclusifs, 40% partagent leurs locaux avec des marques du groupe Volkswagen et 40% avec d’autres marques (comme Suzuki ou Mazda, avec qui il y a peu de cannibalisme). Notre objectif est de monter à 180 points de vente d’ici à fin 2013. Nous avons enregistré 11 nouveaux points de vente en 2011 et nous avons déjà identifié les investisseurs qui nous accompagneront pour les trois quarts des points de vente à venir.
Il y a notamment quelques projets de sites exclusifs sur de grandes villes pour des volumes de 400 à 500 VN, correspondant à notre objectif de monter à 2% de parts de marché (NDLR : contre 0,96% en 2011).
Autoactu.com : Quels sont les derniers concessionnaires qui ont rejoint ou qui vont rejoindre la marque ?
Philippe Dieu : Des partenaires existants se sont développés : Le groupe Jeannin à Sens, le groupe Génin à Montélimar, le groupe Warsemann à Blois et Poitiers.
Henri Durbec ouvrira en mars un site Seat-Skoda sur Aubagne. Le groupe Jacob (Volkswagen à Metz) va lui installer la marque à Forbach. En avril, le groupe Aubin va ouvrir au Havre un site commun à Mercedes. Un autre concessionnaire Mercedes, Jacques Le Cunff, investit dans Skoda, en créant un site à Mantes-la-Jolie. On peut également citer le groupe Laganier qui installe Skoda sur Alès dans son ancien site Kia-Chevrolet pour un volume de 80 VN cette année puis 140 en 2013.
Sur de petites villes, nous apprécions ces distributeurs locaux, bons commercialement et très investis dans la marque. Sur les grandes villes, on a plutôt recours à des groupes plus puissants financièrement, comme le groupe PGA qui va ouvrir des sites à Rennes et à Douai.
Nous avons d’autres gros dossiers en cours avec des groupes représentants des marques italiennes ou françaises. Généralement, ils nous choisissent pour prendre la place d’une marque déficiente et au regard de nos résultats actuels et à venir.
Autoactu.com : Ces résultats, quels sont-ils ?
Philippe Dieu : Des ventes 2011 en hausse de 14%, un mix qui grimpe à 18 000 euros HT (avec 2 500 ventes de Superb, dont une sur deux en finition haut de gamme) pour aboutir à une rentabilité à fin septembre de 1,54%. La fin d’année difficile devrait faire descendre cette rentabilité à 1,4% ce qui reste un excellent niveau.
En mai 2012, nous arrivons sur le segment des minicitadines avec la City Go. Nous aurons également un modèle sur le segment des berlines compactes qui nous permettra de passer de 66% de couverture du marché à 80%.
Autoactu.com : Le marché 2012 est annoncé en chute chez les particuliers et en hausse chez les entreprises. C’est un handicap pour vous ?
Philippe Dieu : Non, nous avons vendu entre 2 000 et 3 000 voitures à des taxis et 200 à des auto-écoles en 2011. Cela montre notre pouvoir d’attraction et nous offre en outre une forte visibilité en ville et auprès des jeunes. Nous prévoyons 300 ventes aux auto-écoles en 2012.
Nous avons développé nos effectifs en interne pour aider le réseau à approcher les entreprises et nommé 10 concessionnaires spécialisés dans les grandes villes.
Propos recueillis par Xavier Champagne